Deuil et fêtes de fin d’année

 

En cette fin d’année, le temps est au partage, aux retrouvailles familiales. Pourtant, ce qui est un moment de joie pour beaucoup, peut être vécu de façon totalement différente par ceux qui ont été touchés par le décès d’un proche.

Pour ces personnes que je rencontre parfois en sophrologie, j’ai décidé  de rédiger cet article en l’associant de vidéos qui me tiennent à coeur.

En effet, beaucoup d’endeuillés viennent me voir en m’expliquant qu’ils se sentent séparés du monde des « vivants ». Ils se perçoivent comme spectateurs et non acteurs de tous ces préparatifs festifs qui révèlent en eux une foule de sentiments : colère, haine, jalousie, incompréhension, tristesse…

Comment retrouver alors, si ce n’est,  l’insouciance, du moins une forme de joie ?

Une des réponses possible est de : recréer du sens, passer d’un  pourquoi à un   pour quoi ?  Ce petit espace créé dans un mot correspond  à l’espace nouveau que l’on voudra donner à sa vie. Pour cela, il faut du temps et beaucoup de personnes ne le savent pas. Ainsi, si  perdre un être cher c’est mesurer les manques irremplaçables. C’est aussi se trouver des ressources insoupçonnées. C’est intégrer que son histoire ne rime pas seulement avec tristesse. C’est se rendre compte, avec plus d’intensité de la valeur des choses, des gens qui nous entourent et de ce que nous a légué le défunt. C’est restaurer le lien pour pouvoir investir le monde extérieur. C’est aussi pouvoir continuer ce qu’il avait commencé ou, réaliser, ce qu’alors nous ne nous étions pas permis de faire.

Bien sûr pour aider à cette résilience la sophrologie, un psychologue,  l’art thérapie, L’EMDR, l’écriture et bien d’autres moyens peuvent vous aider. Parmi tous ces médiums thérapeutiques,  l’endeuillé est le seul à savoir celui qui lui convient.

Ainsi, Christian Bobin est un exemple parfait de résilience par l’écriture. En écrivant ses superbes romans comme : Plus que vive, Carnet du soleil ou Noireclaire. Il explique qu’en :        » connaissant la perte c’est aussi la grâce de cette vie qui lui a été offerte ».  Pour en arriver là, il faut cheminer et vivre son deuil. Cela ne veut pas dire idéaliser le défunt. Non, vivre son deuil, c’est entretenir le souvenir sans l’idéaliser.

Enfin, en cette fin d’année, évitez les publicités qui, en cette période, sont l’idéalisation de « familles où d’amitiés perçues comme parfaites ». Celles-ci vous rappellent bien souvent de façon brûlante « qu’un seul être vous manque… » et vous font oublier que le bonheur peut se construire dans la différence.

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Une réflexion sur “Deuil et fêtes de fin d’année

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